Vide-maison et désidentification.

Une visite à Marie-Thérèse  il y a trois jours qui me vaut son appel téléphonique ce jour après justement  un processus de désidentification avec Grégory qui s’est gentiment glissé dans la conversation.

9aff675f6cbfbce92466de41a26a838eacf396b2Merci la Vie pour les rappels et pourtant, j’ai porté un petit sac dans le container de recyclage des vêtements. Ne serait-ce point suffisant ? Il me semble bien qu’après vous avoir conté l’histoire agrémentée de quelques « conseils », j’irai me les appliquer à moi-même comme d’hab ! ce que je dis à l’autre ….

Marie-Thérèse, avec qui j’ai partagé un moment autour d’une table de resto sympa ce mardi, s’est installée depuis quelques mois dans une résidence sénior à proximité de l’endroit où séjournait Roger pour ses derniers mois dans son corps terrestre. J’avais bien rendu visite à Roger  une semaine  ou deux avant son départ pour le grand voyage, mais je n’avais pas revu Marie-Thérèse depuis cette date. Elle me faisait donc part de la signature du compromis de vente de la maison commune et de la nécessité de la vider rapidement.

Mon expérience en matière de vide-maison est relativement importante et je lui contais donc comment cela s’était déroulé pour celle de mes parents, expérience la plus récente, et comment j’avais été admirative de la façon dont maman avait réagi, appréciant tout à la fois de voir chez qui, certains meubles, bibelot ou vêtements partaient vivre une seconde vie et en étant quelquefois un peu triste que enfants ou petits-enfants ne souhaitent pas garder plus de choses –  tiens, tiens ! c’est bien moi qui me suis dévouée pour garder des trucs justement qui dataient de mes grands-parents, voire arrière grand-parents car bizarrement, maman était plus encline à laisser partir ses propres affaires plutôt que celles-ci qui venaient de ses parents ou grand-parents !  Qui oserait parler de mémoires transgénérationnelles ?? 

La question de Marie-Thérèse ce matin : toi qui a l’habitude, comment est-ce que tu t’y prendrais, les acheteurs veulent emménager 15 jours plutôt que la date initialement prévue.

Côté pratique d’abord puisque c’est la question.

  • Des annonces sur internet, des annonces sur les journaux gratuits, des affichettes chez les commerçants du quartier et puis ose mettre un panneau sur la clôture du jardin. Bien sûr le jour J, il faudra au moins une personne dans chaque pièce de la maison pour enseigner, parler prix de vente …..

Les peurs qui se manifestent

  • Il ne faudrait pas qu’il y ait trop de personnes à la fois, pas de bousculade, et puis les émotions qui sont là chaque fois que je retourne dans la maison.

La suite de la consultation, maintenant

  • poser des demandes pour que tout soit fluide
  • demander l’aide de ceux qui sont partis, c’est tout à la fois les libérer, oui Roger m’avait fait part de son inquiétude à ce sujet, Marie-Thérèse ne pourrait vider la maison seule, et cela aussi le retenait dans son corps de souffrance, et se libérer soi-même – Tiens ! tiens ! là aussi, il doit bien rester quelques affaires de Christophe dans la maison que j’habite.
  • aller passer du temps dans la maison et remercier tous les objets de l’aide qu’ils nous ont apportés, de ce qu’ils nous ont permis de vivre, pour mieux s’en détacher en les laissant partir pour une seconde vie- recyclage, vente, don.

Marie-Thérèse,  toute ma gratitude t’accompagne dans ce pas-sage vers un nouveau départ. Merci Roger, de ce petit coucou depuis l’autre côté du voile et  Gabriel et Christophe aussi qui êtes bien présents aujourd’hui.

Veigné le 13 octobre 2017.

Maria

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