Archives par mot-clé : relation miroir

Déposons les armes …ni victime, ni bourreau, ni sauveur.

  • Imagine ce monde dans lequel le juge, celui qui te ment en permanence, ce juge-ment, se soit transformé en gratitude, en hymne à la vie.
  • Imagine cette paix intérieure qui transparait pour inonder toutes les rencontres que tu vis.
  • Imagine alors dans quel état de confiance tu peux aller vers de nouvelles rencontres, comment tu peux entrer en relation dans la douceur et la bienveillance, toutes défenses inutiles, osant ta vulnérabilité face à l’inconnu qui se présente. Continuer la lecture de Déposons les armes …ni victime, ni bourreau, ni sauveur.

Être ou ne pas être « à la hauteur ».

 « Être à la hauteur », une de ces expressions qui revient souvent depuis quelques semaines dans mon quotidien ; comme d’autres peuvent dire « ne pas lui arriver à la cheville », c’est une expression que j’ai, il me semble, souvent pratiquée. Et il y avait pour moi certainement, du plus loin que je m’en souvienne, différents tons pour la formuler, ironie, humour, condescendance, impertinence, quand elle s’adressait principalement à des garçons passant justement à ma hauteur avec quelque intention de me courtiser – intention que je leur prêtais bien évidemment.87446581_o

En ce qui me concerne, et également du plus loin que je m’en souvienne, je ne me suis jamais sentie, au cours de ces mêmes périodes, à l’aise au lycée ou à la faculté, périodes au cours desquelles je ne savais nullement exprimer ces ressentis.

De cette période, je disais plutôt ces dernières années : j’ai toujours été très complexée par mon manque de culture.

Les évènements et rencontres de ces dernières semaines m’ont permis de revisiter cette formule avec un éclairage que je me propose donc de partager ici.

Au cours d’un séminaire de week-end, j’ai découvert que j’avais un nerf sciatique, eh oui cela peut surprendre mais il s’est manifesté si violemment que je ne pouvais éviter de le localiser !!!! Bien sûr j’étais aux premières loges pour en avoir le décryptage, douloureux symbole de mes résistances à l’intégration de nouveaux programmes !!!! Mais peut-être un peu plus que ceux à assimiler au cours de ce week-end, et prémonitoires puisque mon charmant nerf à récidiver une semaine plus tard quand Azaë est venue à ma rencontre pour œuvrer au service de la Lumière : réponse magique de LA VIE à mes demandes d’aide alors que j’avais à peine fermé la porte de la série de festivals des z’éveilleurs que j’organisais depuis ces dix-huit derniers mois.

Seulement voilà, alors que je teste et re-teste la générosité de LA VIE à mon égard, cette fois le « cadeau » me semble encore plus fabuleux que les précédents.

Bien évidemment ces cadeaux je les accueille, je dis OUI À LA VIE, mais l’égo derrière ce oui ? le mental qui se rebelle ? et j’en veux pour preuve ce nerf sciatique qui se rappelle à mon bon souvenir, mon corps me signifiant par-là même à nouveau mes résistances.

C’est trop beau pour moi ! Trop beau pour être vrai ! Qui suis-je donc pour avoir mérité cela ? Pour un peu j’entendrais : mais pour qui te prends-tu donc ?

Et puis me reviens cette phrase : en réalité, je ne me sens pas à la hauteur.

 Avec Azaë, de nouvelles prises de conscience s’intègrent et une en particulier : tout ce que je dis à l’autre, s’adresse d’abord à moi-même, me concerne en premier lieu. L’autre est moi – cela me rappelle ce petit chant appris à la communauté de Findhorn et qui se termine ainsi : You are and I am You.

L’acceptation se fait puisque aujourd’hui ma jambe va bien, cependant il m’a fallu aller un peu plus loin et cette fois c’est avec Patrick que j’ai gravi un nouvel échelon. En effet quand nous l’avons retrouvé lors d’un périple, je sentais qu’il y avait, pour ma part, un « truc » qui me dérangeait mais sur lequel je n’étais pas encore parvenue à mettre le juste éclairage, même si au cours de nos rencontres successives sur les différents festivals, j’avais senti la tension diminuer. À l’occasion de cette visite que nous lui avons rendue, j’ai pu lui dire avec amour comment j’avais vécu nos échanges, en utilisant cette formule : « tu me prenais de haut ». Miroir, mon beau miroir, merci Patrick de ta participation à mon cheminement. La boucle est bouclée me semble-t-il. Ce que j’ai ressenti comme de la condescendance à mon égard ne cache en réalité que cela : une façon de s’exprimer, de se dire dans son manque d’amour de soi.

Ce témoignage m’est donc l’opportunité du fond du cœur de m’excuser auprès de tous ceux et de toutes celles qui ont pu se sentir froissés par le ton ou la formulation employés à leur égard. J’ai conscience que chaque fois que j’ai pu dire à un autre moi-même « tu n’es pas à la hauteur », c’est à moi-même que cela s’adressait.

Je me pardonne moi-même et je remercie tous ces autres « moi-m’aime » qui étaient sur mon chemin comme autant de miroirs pour me permettre de me re-connaître et de m’élever sur ce chemin.

Veigné le 26 mai 2015 – Maria