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Déposons les armes …ni victime, ni bourreau, ni sauveur.

  • Imagine ce monde dans lequel le juge, celui qui te ment en permanence, ce juge-ment, se soit transformé en gratitude, en hymne à la vie.
  • Imagine cette paix intérieure qui transparait pour inonder toutes les rencontres que tu vis.
  • Imagine alors dans quel état de confiance tu peux aller vers de nouvelles rencontres, comment tu peux entrer en relation dans la douceur et la bienveillance, toutes défenses inutiles, osant ta vulnérabilité face à l’inconnu qui se présente. Continuer la lecture de Déposons les armes …ni victime, ni bourreau, ni sauveur.

Victime? ou comment « se débarrasser de son bourreau. »

ob_ab52e7_img-1744Ce matin sur ma page facebook, un message d’une amie, Anna Ghione qui appelle à signer contre la parution d’un livre écrit en Espagnol, qui prône des méthodes pour « la guérison » des homosexuels. Anna a quant à elle écrit un livre magnifique relatant sa propre expérience, livre intitulé « moi, homophobe » qui connaît un grand succès. Pour présenter ce livre Anna participe à beaucoup d’émissions en France et à l’étranger, tant sur les radios que les télévisions, et répond également à de nombreux entretiens dans la presse. c’est tout à son honneur de témoigner de tolérance dans le respect des différences.

Ce matin donc je me suis autorisée ce petit commentaire, sans bien sûr envisager de signer quoique ce soit, à ma façon à moi de provoquer le débat. Afin de ne pas allonger cette page, je vous mets les échanges ci-dessous.

Avec tout l’amour que j’ai pour toi Anna, j’ai envie de préciser ma manière d’appréhender cette situation, puisque ma façon d’agir au quotidien c’est de dire et je dis bien seulement de dire et en aucun cas de faire croire.

Puisqu’il est question ici de victimes et de bourreaux, c’est le titre que j’ai choisi pour cet article; Évidemment, il tourne des phrases dans ma tête depuis quelques heures et en réalité, il n’y a qu’une « bonne version », c’est celle que mon coeur me dicte au fur et à mesure de mon écriture.

Victime, je l’ai été pendant 50 années, pratiquement à temps complet, quand j’accusais mon mari, mes parents, le système, les polltiques, l’alcoolisme, les supérieurs, le temps, la maladie, les guerres, …. etc, etc. Et puis un jour de 2003, lors d’un séminaire de développement personnel, j’ai réentendu quelque chose que j’avais entendu 20 ans auparavant: nous sommes créateurs de notre vie et donc cent pour cent responsable de ce qui nous arrive. Ce « nous  » entendu 20 ans plutôt, ne m’englobait sans doute pas à cette époque, mais en 2003, il s’est transformé en JE.

JE l’ai même adopté, j’ai commencé à prendre conscience de son existence. Comme tu le dis Anna, il faut avoir fait un grand bout de chemin pour en arriver à aimer son bourreau.

JE vais ici vous expliquer comment moi, j’y parviens plus ou moins facilement, plus ou moins rapidement selon les cas;

1) dans la situation de souffrance, quelque soit son intensité et la façon dont elle se manifeste, du simple dérangement à la gêne réelle, de la petite migraine à la grosse maladie, JE cherche le mot qui convient à mon ressenti.

il est important ici d’utiliser uniquement une verbe d’état  » je suis » ou » je me sens »

immédiatement suivi de l’émotion qui remonte « en colère » – « incompris » – « trahie » – « abandonné » – « violé » etc

et de s’arrêter là, n’y ajouter ni pourquoi, ni parce que, ni comment.

2) quand cet « examen de conscience » est fait, j’ ancre mes pieds et je pratique plusieurs inspirations et expirations profondes.

3) j’accueille cet état – cela équivaut à s’accepter, à s’aimer, à se pardonner, sans aucun jugement, sans aucune critique, sans aucune culpabilité.

3) inspir et expir de nouveau

4) je prononce cette phrase :  » je choisis de laisser agir mon être intérieur » , entendez par là , votre âme, la part de divin en vous ….

5° inspir, et expir de nouveau.

Ci dessous je vous livre un exemple qui date de plus de 5ans maintenant et que j’ai écrit il y a deux ans. je viens de le relire et j’y ajouterai ceci pour être en concordance avec mon titre.

Dans cette histoire au début, je suis la victime, mes soeurs, ce sont les bourreaux dans cette situation ou je suis en souffrance à tel point que mon corps me parle ( la migraine).

Ma prise de conscience me permet de comprendre que mon véritable bourreau c’est moi-même et qu’en le reconnaissant, en transformant cette violence que je m’inflige ( « le faire-semblant » pendant une soirée entière ») en amour de moi, la paix règne à nouveau, et je n’ai rien d’autre à faire puisque ma soeur m’appelle deux jours plus tard.

Pour en revenir au sujet de départ, je persiste et signe : toute la violence qui est à l’extérieur de nous reflète juste celle que nous nous faisons quotidiennement en n’étant pas nous-mêmes, en ne nous acceptons pas comme les êtres divins que nous sommes, en nous jugeant nous-mêmes, en nous critiquant nous-mêmes.

le 21 juin 2014

Qu’en ce jour du solstice d’été, vous viviez dans cet AMOUR DE VOUS au quotidien, c’est ma prière pour vous tous qui me lirez.

Les échanges Maria / Anna sur facebook

Maria Loire · qui prône la tolérance ???????

Anna Ghione que veux tu dire Maria ?

Maria Loire je veux dire ma belle, que je n’ai pas lu ce livre , mais que en envoyant plein d’énergie négative à quelqu’un ou quelque chose , nous ne faisons que renforcer son pouvoir. pour moi l’important c’est plutôt d’envoyer de belles énergies d’amour à TOUS LES ÊTRES sans execption que le monde avancera. C’est cela la tolérance! Il est grand temps que nous réalisions tous que LA PAIX règnera sur la terre quand nous serons en paix avec nous-mêmes, tolérant envers nous-mêmes, quand nous nous serons pardonné à nous-mêmes. ce qui est à l’extérieur de nous, n’est que le reflet de ce qui est à l’intérieur de nous.

Anna Ghione Je suis en accord avec ce que je dis et pense Maria. Comme tu le dis : « Pour MOI l’important… » c’est important pour toi et je l’entend. Chacun et chacune d’entre nous a sa raison et je respecte la tienne. Je ne veux pas envoyer de l’amour à des personnes qui prônent l’intolérance parce qu’ils n’en ont rien à faire. Je préfère l’envoyer à ceux qui en souffre. Je ne veux aucun mal à ces personnes qui diabolisent les différences. Par contre je me fais un devoir que dénoncer ce qui empêche justement cette PAIX dont tu parles. Tu n’es pas concernée par ce livre et donc il est très aisée d’en parler avec distance et belles paroles. Sais tu que des parents envoient leurs enfants dans des centres de rééducation pour les faire soigner de leur homosexualité ou bi-sexualité ou trans-sexualité ? Le remède n’est pas homéopathique crois moi. Le viol est préconiser pour ramener à la raison. La raison de qui ? Celle des parents. Et à ce stade….lorsque les enfants subissent ces traitements, vas y Maria, dis leur d’envoyer de l’amour à leurs parents et qu’ils doivent se pardonner de subir un tel sort. Je sais là où tu veux en venir. Il faut avoir parcouru un sacré chemin pour être capable d’aimer son bourreau. La tolérance ne suffit plus Maria, c’est l’acceptation de toutes les différences qui prime à mes yeux. Merci de cette belle intention, touchante que je sais sincère.

Maria Loire OK avec toi : la seule solution, C’EST D’AIMER SON BOURREAU car il est une créture divine et en ce sens il a sa raison d’être

Anna Ghione je n’ai pas dis que c’était la seule et concrètement ça me gave un peu ces jolis mots. Je préfère agir au quotidien.

Tout est juste.

Via de la Plata- avril 2013 L’histoire des albergues.

ob_85623c68b1aaa80a24d69a74fe4b4e83_img-0635Cela fait un peu plus de deux semaines que je suis sur ce chemin. Hier soir nous avons parlé des différents hébergements que nous avons fréquentés et en particulier de ceux de Carcaboso où beaucoup de pèlerins étaient logés à l’albergue de la senora Elena alors que nous n’étions que 3 à l’albergue municipale qui compte 24 lits. Bien sûr cette dernière n’est ouverte que depuis un an.

Sylvie avait déjà dit qu’elle avait eu de la pub sur chemin pour l’albergue privée ; Maria s’est fait agressée par la senora Elena lorsque nous nous sommes arrêtées au bar ensemble (bar qui s’avère être celui du fils de ladite senora) et ce soir j’apprends que Titiana s’est entendu dire qu’il n’y avait plus de place à Carcaboso et donc à poursuivi en stop jusqu’à Jarilla ce qui explique pourquoi je ne l’avais pas revue alors que nous avions quitté ensemble Casar de Caceres.

Tout cela m’offusque, me dérange et je me déclare prête à envoyer un mail à la municipalité pour dire les choses et suggérer de faire de la pub en amont. Zorro est prêt à sauver le monde !

Et je pense à nouveau à El Réal de la Jara où le jeune qui vient d’ouvrir une albergue distribue aussi des papiers sur le chemin et vient presque chercher les pèlerins à l’albergue municipale.

Cette expérience me renvoie à une page ouverte « par hasard » chez William, il y a quelques mois et dont j’ai recopié ce paragraphe :

Si mon enfant intérieur exige amour et attention, si je ressens quelque souffrance émotionnelle, peu importe ce que c’est, je reconnais la réalité de ce moment, je me l’approprie. La relation devient alors ma sadhana, ma pratique spirituelle.

Si j’identifie chez mon partenaire un comportement inconscient, je m’approprie cette prise de conscience dans une attitude d’amour afin de ne pas réagir.

L’inconscience et la reconnaissance de ce qui est ne peuvent longtemps cohabiter, même si la reconnaissance se produit chez moi et non pas chez celui qui agit par inconscience. Pour la forme d’énergie qui sous-tend l’hostilité et l’agressivité, la présence de l’amour est absolument intolérable. Si je réagis d’une façon quelconque aux attitudes inconscientes de mon partenaire, je deviens moi-même inconsciente. Mais si je me rappelle de reconnaître ma réaction, alors rien n’est perdu. Eckart Tolle

Ce matin, en marchant, je prends conscience que tout cela fait partie de moi et je l’accueille.

J’accueille le sentiment d’injustice°° et je choisis de laisser agir mon essence°°.

J’accueille mon esprit critique°° et je choisis de laisser agir mon essence°°.

Je ne peux en aucun cas porter la souffrance de l’autre, mais je peux la transcender, alors je pratique aussi ho’oponopono°

Je suis désolée,

je vous pardonne,

je vous remercie,

je vous aime.

Merci aussi Guy et François les pèlerins avec lesquels, en verbalisant ces évènements, j’ai pu prendre conscience de mes limites.

° méthode à découvrir sur le web

°° suivi d’un « inspir » lent et d’un « expir » lent