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Se poser les bonnes questions.

Ce matin une envie d’écrire à ce sujet et que je laisse passer et puis une heure plus tard sur ma page facebook via Benoit une série de questions à propos de l’actualité, de la situation dans le monde, et pour être complète sa propre réponse … mais surtout j’y vois un message pour moi de me mettre devant le clavier. Merci Ami messager du jour – qui est bien encore la nuit d’ailleurs pour toi au-delà de l’océan.tableau Patrick

C’est vrai Benoit que se poser des questions c’est le début de l’éveil, et j’en parlais hier avec Véronique que je rencontrais pour la première fois, et l’incontournable question du qui es-tu, mais aussi qui suis-je puisque cette fois-ci, il n’y avait ni interviewée, ni intervieweuse, juste deux personnes qui se découvraient, je serai même plus précise en disant que Julia était aussi avec nous et que c’est non loin de la cheminée, que nous avons savouré ces moments de bonheur avec un thé parfumé à souhait et une brioche de Noël non moins délicieuse.

Et notre conversation est présente ce matin qui me fait m’interroger : pourquoi ai-je vécu cinquante années sans me poser de questions ? Et la réponse spontanée, là, tout de suite, qui jaillit en écrivant, est mais «  la curiosité est un vilain défaut »

Je peux vous dire qu’en le notant, cette croyance, bien polluante se blottissait, je dirais même se terrait, se vautrait dans les méandres de mon inconscient, impunément, là où je la découvre en direct pour vous chers lecteurs.

« Houhou ! Houhou ! Je t’ai vue ! Trouvée ! Et tu ne m’appartiens pas ! »

« Et puis toi, la curiosité que j’ai donc considérée comme telle, viens par ici que je te serre dans mes bras, que je t’embrasse et te câline pour que ma Lumière intérieure fasse de toi un bijou de valeur à accrocher à mon cou ou à passer à mon doigt. »

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Voilà ça c’est fait !

Et puis ce silence imposé par l’adulte : « tais-toi, on ne parle pas à table » et pour nous en convaincre, le mètre métallique posé à côté de l’assiette du père pendant le repas, ou bien encore ces menaces oubliées prononcées par un voisin qui me fait subir des attouchements, menaces inscrites cependant dans mes mémoires cellulaires et dont je me libère ces jours-ci en me réconciliant avec mon enfant intérieur. Et puis silence imposé dans ces familles où tant de secrets sont jalousement gardés.

……… idem ………

Et ça aussi !

Et j’en reviens à mon histoire de cinquante années sans me poser de questions, sans doute aussi, engluée de plus en plus dans une souffrance qui faisait mon quotidien, une survivance en quelque sorte, comme cachée dans une cave non sans quelques petites fenêtres qui s’entrouvrent à l’occasion, mais que je laisse vite se refermer tant la Lumière qui éclaire ce quotidien peut déranger. Enfin c’est mon interprétation de ce jour car dans ces moments-là, je n’ai pas conscience de cette Lumière qui dérange.

Mais celle-ci est là aussi blottie sans que je le sache, cette source originelle au fond de moi-même et elle insiste, elle ne demande qu’à s’exprimer à travers moi, et comme dorénavant j’accepte totalement que je suis dans ce corps, pour expérimenter cette Lumière, je remercie tout ce qui a fait de ces cinquante années cette vie de galère que je me suis créée de toutes parts.

Pour en arriver là, il m’en a fallu des expériences de plus en plus difficiles à vivre, jusqu’à celle-ci supplémentaire : le passage de mon second mari de l’autre côté du voile. Et les questions ont fusé du fond de ma souffrance.

Pourquoi tant d’injustice ? Pourquoi m’as-tu laissée seule ? et toute une série de questions qui concernaient l’autre, les autres et leur possibilité d’y répondre, et peu à peu sont apparues des questions dans lesquelles j’étais plus impliquée

Pourquoi est-ce encore à moi que cela arrive ? Qu’est-ce que j’ai fait pour vivre cela ?

Pas très loin de cette autre croyance que j’ai écartée depuis un moment maintenant et qui s’exprime de cette façon après une chute et une belle écorchure : je te l’avais bien dit, fallait pas courir, t’as que ce qu’ tu mérites – tout juste s’il n’y était pas ajouté : c’est le p’tit Jésus qui t’a punie.

Une chose est certaine aujourd’hui, ce fût l’ultime énorme, grosse, insurmontable, et j’en passe des qualificatifs, expérience, non qu’il n’y ait pas encore des périodes de souffrance sur mon chemin, étant en plein au cœur d’une nouvelle en ce jour précisément, mais les qualificatifs évoluent puisque j’ai appris à trouver la pépite qui s’y cache.

Et pour cela j’ai seulement quelques questions à mon répertoire, questions qui sont tout autant valables pour les évènements de mon quotidien, que pour les évènements relatés dans les médias, de proximité ou bien très éloignés, questions qui sont désormais pour moi les bonnes questions et dont je vous fais cadeau.

Qu’est- ce que je ressens au cœur de cette situation ?

Comment est- ce que je me sens ?

Quelle partie de moi-m’aime est touchée ?

Et puis après ?? Plein de réponses dans mon blog http://lumiereduchemin.com/category/mes-experiences-de-vie/

réponses que j’ai trouvé en moi j’y suis habilitée, c’est MA respons -habilité

Et en conclusion, je pense à ce qui suis-je d’un ami très cher, merci de me la souffler :

Dieu que la Vie est belle

parce que je commence à m’aimer.

Veigné le 24 novembre 2015. Maria