Sur le chemin de Saint-Martin -1-

Sur le chemin de l’Été de la Saint-Martin, dans cette forêt ensoleillée et bien que trois épaisseurs de polaire m’aient été nécessaires, j’ai pris le temps de m’asseoir, non sans avoir pris quelques photos des premiers sceaux de Salomon qui ouvrent leurs clochettes blanches , des quelques jacinthes sauvages qui y mêlent leur clochettes bleues, et puis je me suis assise, pour mieux entendre  le vent dans les branches, réellement puissant mais il n’empêche pas d’entendre les oiseaux que vous reconnaitrez peut-être, je n’en suis pas capable.

Je reprends le chemin dans ces sous-bois tout en imaginant les conseils à donner lors de la publication de l’offre d’accompagnement que je prépare.

Ah oui, je ne l’avais pas dit : depuis le Chemin de Saint Jacques de Compostelle, l’idée est là, d’accompagner ceux qui se sentiront attirés pour quelques jours sur le chemin, histoire de continuer seul éventuellement en marchant mais dans tous les cas, de nous séparer avec, dans la besace, du grain à moudre. J’aime cette expression qui m’a été inspirée et qui correspond bien à la semeuse qui écrit ces lignes.

Cette idée se fait de plus en plus pressante et LA VIE m’a poussée vers les chemins de Saint Martin pour mettre enfin en place, cet accompagnement.

Et puis, au milieu de cette forêt, histoire de pousser un peu plus loin la désidentification en cours, LA VIE m’offre sur un plateau un petit bout d’expérience que je vous relate à ma façon, d’autant plus facilement que j’ai osé demander à ma partenaire de jeu dans cette histoire, de m’adresser un témoignage, vus aurez donc aussi SA version.

IMG_3907 Quelle expérience, me direz-vous, seule au milieu d’une forêt ? Et bien le téléphone pardi ! Alors que sur le chemin de Saint-Jacques, j’avais expressément demandé de ne pas recevoir d’appel, me contentant de donner des nouvelles à ma famille, une fois par semaine au départ, et puis beaucoup moins souvent par la suite, il avait été facile et respecté, de n’avoir aucun appel durant 75 jours de marche. Cette fois-ci je n’avais pas coupé le téléphone et donc il sonne après quelques centaines de mètres d’ornières bien creuses et dont quelques-unes sont encore pleins d’eau, alors qu’il n’a pas plu depuis plusieurs mois. Sur ces terres crayeuses, les engins d’exploitation forestière ont encore un peu plus damé le sol, le rendant encore plus imperméable. Donc pour vous qui partagerez cette prochaine étape, prévoyez de bonnes chaussures !

La sonnerie du téléphone interrompt donc mes pensées et j’ai la joie d’entendre Louise avec qui j’avais un projet sur le feu, mais dont ni elle, ni moi, n’avions réellement eu le temps de nous occuper, donc ce sera partie remise.  Je suis sur le chemin et Louise est, avec son mari, très occupée par le choix de leur nouvelle maison, dont elle m’entretient également en me posant cette question : qu’est-ce que ça signifie pour toi, le toit d’une maison, qu’est-ce que ça représente? Mais oui c’est sûr, notre corps nous parle, notre maison nous parle, notre voiture nous parle …..et Louise en est persuadée autant que je le suis.

 Je suis, et je le lui dis, admirative de ses capacités d’analyse et il me faut quelques instants de réflexion, n’ayant rien à proposer comme solution, alors qu’en poursuivant l’échange, la solution émerge. La toiture est juste l’arbre qui cache la forêt, puisqu’en réalité Louise se plaint, non de la toiture de la future maison, mais bien de son mari qui ne l’écoute pas.

Là mon éclairage devient parfaitement limpide, ton mari n’aura plus besoin de t’écouter dès l’instant où tu t’écouteras toi-même, où tu auras foi en ce qui te traverse et que dès lors que tu ouvriras la bouche pour dire quelque chose, cela coulera « de Source », ne sera absolument pas contestable, et l’autre le recevra comme tel.

 « c’est juste ce que j’avais besoin d’entendre » me dit Louise ……

La toiture, c’est comme le chapeau qui cache la Lumière intérieure.

 Et si je te l’ai dit différemment qu’énoncé ci-dessus, Louise, c’est juste parce que j’avais moi-même besoin de le réentendre, là, à cet instant précis, au milieu de la forêt, afin moi aussi de réaffirmer ma confiance en LA VIE qui s’exprime à travers moi.

Un bel exemple de grain à moudre, je n’ai même pas eu le temps d’aller plus loin, mais il me semble juste de poursuivre pour le lecteur, que même dans nos doutes, nous sommes parfaits, accueillons-les avec bienveillance pour une meilleure consumation.

Un bel exemple de situation que vous pourrez vivre dans les groupes lors de ces quelques jours partagés sur le chemin. Car oui, c’est ce que je sais faire : mettre le doigt là où ça fait mal, en quelque sorte, aussi il ne sera nullement besoin de vous inscrire à un événement organisé par mes soins, si vous n’êtes pas prêts à entendre réellement ce que vous avez à entendre pour faire un Pas-Sage vers qui VOUS ÊTES.

>>>>> le descriptif et le dossier d’inscription du séminaire

le 22 avril 2017. Maria.

2 réflexions au sujet de « Sur le chemin de Saint-Martin -1- »

  1. Merci Maria pour cet échange éclaircissant, en effet, cela m’a paru une évidence quand j’ai entendu la réponse, cela a résonné en moi ! C’est toute l’alchimie de la Vie, je t’appelle pour une annulation et je me retrouve avec une solution à mes attentes. Je suis certaine que tu es sur ton bon chemin. Gratitude !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>