L’émergence des QCM dans ma vie.

En ouvrant  » au hasard  » le tome 2 de Conversation avec Dieu, voilà bien qui illustre mon propos de ce jour, où il est question de l’éducation :

l’information du passé ne doit pas servirde base à la Vérité Présente. L’information d’une époque ou d’une expérience antérieure, doit toujours et uniquement servir de base à de nouvelles questions. Toujours, le trésor doit être dans la question, pas dans la réponse.

Je ne sais plus comment cela m’est arrivé, il y a quelques semaines, une définition qui correspond bien à ce qu’a été ma vie durant de nombreuses années : une vie sans QCM.

Quid d’une vie sans QCM ? me direz-vous.

Et pour ne pas vous faire languir, ma réponse à ce quid aujourd’hui c’est plutôt qu’il s’agit non d’une vie, mais bien d’une survie, une de ces vies qu’on définirait comme : boulot, métro, dodo, mis à part que je suis provinciale.

Pour en avoir brièvement témoigné au début de certaines conférences, et avoir reçu le retour d’auditrices qui s’y reconnaissaient, je mesure l’importance de mon témoignage en ce qu’il est porteur de message d’espoir pour celles qui me liront., d’autant plus que je me sens très EN VIE trete années plus tard.

S’identifier c’est une chose, trouver ses propres solutions, là est l’important et en ce sens, si cela vous inspire tout est juste. OUI il est possible de VIVRE et de SE TROUVER quoique nous ayons traversé.

j’en témoigne  au sein d’ ADN nouveau paradigme

thUn QCM, il se peut bien que vous ne sachiez ce qui se cache derrière ces trois lettres qui servent bien souvent à nous « tester », vous savez ces trucs où il faut cocher la réponse qui nous correspond, ou bien celle qui est juste, selon que ce Questionnaire à Choix Multiples serve de test de personnalité ou bien de test de connaissances, laissant d’ailleurs souvent peu de choix pour une expression plus personnelle, la case autre étant absente ou juste à cocher.

Pour ma part j’ai vécu donc de nombreuses années sans connaître les QCM, et même pire j’ai survécu, plus que vécu en agissant comme un robot bien programmé, avec une seule action programmée applicable automatiquement à une situation, sans même un voyant qui s’allume pour dire attention, puisque j’étais prompte dans mes réaction  J’étais parfaitement programmée. Il ne s’agissait nullement de réponses puisqu’il y avait moins qu’un QCM, il n’y avait pas de question.

Je faisais « comme tout le monde » et je crois que le plus bel exemple qui illustre cela dans ma vie, c’est ce jour où j’ai eu confirmation que j’étais enceinte, il semble bien que la seule réponse inscrite dans ma programmation à ce moment précis était mariage, la programmation suivante étant enfants, famille, travail.

Du fond du trou l’émergence d’un choix pour rester en vie.

Quatre années de cette vie, et un quatrième enfant plus tard et mon corps qui crie de plus en plus fort sont nécessaires* pour que, entre les flacons de sang en perfusion dans un bras et les remontants divers dans l’autre, de mon lit d’hôpital, par la magie de la Vie extraite de ma routine,  je demande une prescription de contraceptif.

Et puis l’oubli des possibles

Dix jours d’hôpital et retour à la maison, pour mieux replonger dans les us et coutumes familiales. Congé maternité et puis retour au travail, ignorant de nouveau l’existence des QCM ou bien les utilisant sans le savoir, mais certainement pas à mon usage exclusivement personnel. Il en est ainsi d’une demande de mutation vers la banlieue parisienne pour favoriser la promotion d’un conjoint, tout en pensant sauvegarder une vie de famille.

Six années dans une nouvelle école, au sein d’une équipe soudée, qui me permettent de me poser des questions pour les autres : un mari, un fils, les élèves … les réponses faisant état des solutions possibles à apporter à chacun.

Et puis retour en province, imaginant à nouveau la meilleure solution pour le couple, les enfants. Avais-je le choix ? oui bien sûr mais à ce moment-là j’ignorais encore les QCM, j’étais encore mariée pour la Vie, et comment reconnaître publiquement que tout n’allait pas au mieux, que je m’étais trompée ?

Un nouveau choix un peu forcé

Un changement de région m’a permis de poser une demande de divorce dans l’urgence, plus par instinct de survie face à la violence à nouveau, bien soutenue par mes nouvelles collègues et alors qu’un de mes fils venait de me lancer un peu vivement ; tu n’as même pas le courage de t’en aller ou bien quelque chose de ce style-là. C’était au début des années 80.

Ces quinze années de survie, sans me poser de questions, dans une loyauté invisible à ma lignée de femmes, sans conscience que la meilleure façon de les honorer, pouvait être de prendre pour moi ce qui me semblait juste et de leur laisser ce qui ne me convenait pas, aujourd’hui je les accueille, je me remercie de ce que j’en ai fait, ayant toujours donner le meilleur de moi-même aux autres en oubliant d’ÊTRE moi-m’aime.

Et pour conclure aujourd’hui, j’ajouterai juste que le non-choix est déjà un choix.

* je pèse mes mots car bien évidemment, ce sont les mots d’aujourd’hui.

PS : le livre-témoignage prend forme, l’éditeur est déjà là, et je vous propose de me rejoindre sur ADN nouveau paradigme cet endroit où je me propose de répondre à votre demande d’éclairage sur votre propre parcours,  conférences, web-ateliers, entretiens individuels à vortre guise.

Veigné le 20 janvier2016 Maria

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