La danse et moi.

Findhorn et sa communauté est synonyme pour moi de la Vie telle que je l’imagine et  les quatre semaines que j’y ai vécues il y a dix ans m’ont nourrie spirituellement c’est certain. Je crois que ce qui m’avait le plus marqué, c’était une approche sacrée de la danse, oui comme une re-visite de tant de danses que j’avais pratiquées depuis mon adolescence et même avant, lors des fêtes de fin d’année d’école et puis ensuite dans les colos et centres aérés – et oui  ! il n’était pas encore question de centre de loisirs ou d’accueil péri-scolaire.

J’ai toujours aimé danser même si j’ai toujours l’impression de ne pas reconnaitre une musique ou un rythme. À l’âge de 14 ans, j’ai commencé à fréquenter, oh le dimanche après-midi seulement, les bals de campagne  et j’ai appris à danser le chacha au son de l’accordéon d’une voisine, dans la rue en face de la ferme de ses  parents, à cette époque, nous n’étions point dérangées par le passage des voitures dans le centre bourg où nous vivions.

Quand je repense aujourd’hui à cette époque, je constate que la danse était pour moi, un moyen de communication. Seulement voilà, je ne savais pas écouter, ni mon coeur, ni mon corps!   Et le résultat c’est que, si je me sentais attirée par les garçons qui dansaient bien, à mon goût, je me suis mariée avec un de ceux qui ne dansait pas !

Après la séparation,  je me suis tournée vers la danse à nouveau et j’ai découvert les danses traditionnelles, la contre-danse, le folk et ceci en suivant des ateliers et des stages avec des intervenants qui m’ont permis de connecter à nouveau ce que la danse peut-être quand elle est vécue en conscience. Oh non, ce n’étaient pas les mots de l’époque ! il s’agissait de la pratiquer comme un moyen d’échanges, de communication non-verbale. Et j’ai beaucoup aimé ces moments-là qui se sont arrêtés lors de la rencontre avec celui qui deviendra mon deuxième mari, rencontre dans une discothèque,  et oui celui-ci dansait ! et c’est dans ses bras que j’ai su qu’il y avait quelque chose de possible entre nous. Cependant dès lors que la relation a pris forme, nous avons cessé d’aller danser et je n’étais absolument pas capable à cette période  de m’autoriser un stage de danse seule !

Ce n’est donc guère qu’à Findhorn, 20 années plus tard, que j’ai renoué brièvement avec la danse. Et cette nouvelle manière d’appréhender la danse m’a fait chaud au coeur, aussi quelle joie à nouveau dix années plus tard de joindre un groupe de pratique en Touraine alors qu’il y a un mois, j’avais contacté un groupe parisien que je m’apprêtais à rejoindre une fois par mois.

Ce dimanche était donc la journée « retrouvailles » comme l’avait intitulée Valérie, à juste titre et ce furent réellement des retrouvailles entre la danse et moi, d’intenses moments de communion particulièrement lors d’une danse de Turquie. Quelle joie de se sentir « juste là, à ma place ! »

Merci à Valérie, de l’atelier du mouvement, merci aux danseurs du jour pour cette méditation dansée.

Gratitude à la Vie.

le 4 septembre 2018.

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