Déposons les armes …ni victime, ni bourreau, ni sauveur.

  • Imagine ce monde dans lequel le juge, celui qui te ment en permanence, ce juge-ment, se soit transformé en gratitude, en hymne à la vie.
  • Imagine cette paix intérieure qui transparait pour inonder toutes les rencontres que tu vis.
  • Imagine alors dans quel état de confiance tu peux aller vers de nouvelles rencontres, comment tu peux entrer en relation dans la douceur et la bienveillance, toutes défenses inutiles, osant ta vulnérabilité face à l’inconnu qui se présente.

Je t’entends déjà me dire : mais non Maria, ce n’est pas possible, les pervers, les malveillants, les violents se manifestent à chaque nouvelle sortie, au moment où justement j’ai laissé tomber la garde. À chaque fois je suis obligée de ré-endosser mon habit de combattante, la guerrière doit reprendre du service.
Je sors épuisée du combat, crachant ma colère à la terre entière, haïssant toujours plus la gente masculine, pas encore prête à imaginer de nouvelles stratégies de défense, mais à coup sûr prête à renforcer ma cotte de mailles, cette amie qui m’est si chère.

Ah oui, c’est quelque situation dans laquelle j’aurais pu me reconnaitre, si j’avais été consciente de ce qui se jouait dans beaucoup de relations. Tout ce que j’ignorais alors, cachant la souffrance inconsciente dans une hyperactivité redondante, je l’ai découvert aujourd’hui, découvert et aussi testé et ça marche.

J’ai juste envie de te conter ici, le dernier évènement houleux, la dernière relation mouvementée que j’ai vécu avec un homme, et quel homme! Quel enseignant !

À ma place, aurais-tu accuser ton petit-fils de 7 ans, d’être manipulateur, pervers ou machiavélique ? NON bien sûr, d’ailleurs rien de tout cela ne m’est venu à l’Esprit quand à ma demande exprimée qu’il puisse dresser la table pour le diner, il a commencé à tourner autour de la table, en chantant à tue-tête : je suis en grève ! t’as qu’à le faire toi-même ! je suis en grève !  Et bien moi non plus, je ne l’ai pas accusé, je n’ai eu  que le temps de ravaler ma salive pour ne pas réagir vivement, alors qu’il montait l’escalier en continuant à chanter à tue-tête. Lasse d’une journée orageuse, entre aller et retours pour assumer les activités de l’un et de l’autre, le truc classique des mercredis qui occupent les mamies en charge de la garde de deux petits enfants, j’ai juste maugréer intérieurement et préparer ma propre assiette en m’installant seule pour le diner, le plus grand étant certainement plonger dans la DS ou bien la tablette alors que l’heure attribuée était largement dépassée et que celui-ci trouve toujours un jeu ou une vidéo à terminer quand on l’appelle.

Ayant toute fois mauvaise conscience sans doute, et n’ayant rien vu de ce qui se jouait, à ce moment-là de l’histoire, avec tous les trucs sous-jacents encore bien ancrés, du genre: tu ne peux pas les laisser sans manger, j’ai donc signalé à l’ainé que le diner était prêt. Pas encore au fait de l’histoire, il a donc invité son frère à  descendre avec lui, pour diner.

La situation s’est à ce moment bien envenimée, et la crise est devenue générale. Je vous donne juste quelques détails, le grand se sentant responsable  du plus jeune, lui cherchant des excuses, et moi d’intervenir, n’acceptant pas l’intervention du grand dans l’histoire : crise de larmes générale, et colères  …. le plus jeune hurlant encore qu’il ne voulait plus me voir, et de mon côté, en rajoutant dans les actes, jusqu’à aller remettre son oreiller dans SON lit, puisqu’il a besoin de dormir avec sa mamie, quand les parents sont absents.

Les autres détails du script n’auraient d’intérêt  que pour un scénario de film, l’important étant bien à ce moment de témoigner du « comment je pacifie » et donc  comment j’évite que de telles situation se reproduisent.

Constatant l’impossibilité d’être arbitre, « au bout du rouleau » après peut-être une demi-heure de tension,  j’ai lâché, les laissant se débrouiller seuls avec leur repas et je suis sortie m’asseoir  dans le jardin, pour me calmer.

  1. Passer de l’actrice à l’observatrice, après tout il y a aussi en moi, une thérapeute, une coach, alors à l’aide mes belles !
  2. Revenir vers eux, pour dire Merci de m’avoir fait comprendre que j’avais aussi besoin de faire grève à ma façon, CECI AVEC CERTAINEMENT ENCORE DE LA RANCOEUR
  3. et puis retourner dehors
  • Respiration, respiration, respiration … mais oui, combien de fois ai-je pris le temps de respirer depuis ce matin, au lieu de jouer à la mamie exemplaire, tout en maugréant intérieurement, voire en jugeant du bien-fondé de ces  séances auxquelles je conduisais mon petit-fils. Et toutes ces émotions non exprimées qui font monter la pression. Alors qu’en fait , une fois de plus, les enfants sont mes meilleurs enseignants. Ah oui, ma belle, tu le sais pourtant.

Et comment, j’ai embarqué de plein gré, dans le scénario qui s’est mis en place. Ni pervers, ni machiavélique, juste provocateur, l’hameçon bien dissimulé, la peau de banane qui se met sur mon chemin, la VIE qui se joue de moi, qui joue avec moi, et moi avec elle dans cette grande danse que nous animons ensemble.

  • Accueil, accueil, accueil … 100% créatrice de ma réalité,  e celle que je choisi à chaque instant.

Il ne sait pas dire les choses avec son coeur. Il ne sait pas exprimer ses besoins. Il ne sait pas être à l’écoute de son corps. Il…. Il… c’est ce jeu auquel j’aime à vous faire jouer dans les speed-dating à ma façon. Et quand vous regardez de plus près le portrait fait de l’Autre, je vous invite à remplacer le Il par JE.

Quel exemple ai-je donné à ce petit garçon de 7 ans,  ou bien à l’autre d’à peine 10 ans, en n’écoutant pas mon besoin de me poser, en continuant à alimenter le juge-ment intérieur, en n’osant pas dire, et cela aujourd’hui et depuis tant d’années : ravaler ma salive par exemple

  • Transmutation, alchimie, consumation.

Qu’à cela ne tienne,

JE SUIS  perfection,

JE SUIS  gratitude,

JE SUIS  le CHEMIN,

JE SUIS  la VIE

Déposer en L’ESSENCE, les colères ressassées, les incapacités à se dire, à exprimer ses besoins. SE PARDONNER  cet éloignement de LA SOURCE.

Et puis se lever et nul besoin d’aller remercier, c’est déjà fait intérieurement, dans le coeur, dans l’Amour.

Encore hésitante sur la décision à prendre quand à mon départ matinal  du lendemain, je monte à mon tour pour ranger mes affaires. Ma fille et mon gendre rentrent dans la nuit, et il était convenu que je dépose les enfants à l’école en partant, service de garde terminé et un engagement à passer déjeuner avec maman sur le chemin du retour.

Petite parenthèse avec un large sourire pour celles qui se reconnaitraient dans cette phrase toute faite, entendue de multiples fois : « quand on a fini avec nos enfants, il est inévitable de de retrouver coincée entre nos propres parents et nos petits-enfants !

Assise sur le lit, dans lequel le grand frère a rapporté l’oreiller de son jeune frère, j’ai la joie de voir ce dernier arrivé vers moi, en me disant Mamaie , je viens te présenter mes excuses.

Que faire d’autre que nous serrer dans les bras et constater encore une fois, comment la seule arme efficace sur cette terre c’est l’ AMOUR.

Je ne suis ni victime, ni bourreau, ni sauveuse. JE SUIS AMOUR.

le 24 juin, un mois après l’expérience.

 

 

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